3 pièces immortelles de l’opéra SIMON BOCCANEGRA de Verdi – avec les meilleures interprétations de YouTube (hits, best of)
Avec le rôle principal de Simon Boccanegra, Verdi a écrit un portrait grandiose du rôle. L’intrigue quelque peu alambiquée a laissé au compositeur la place à de grandes scènes. Comme Macbeth, Simon Boccanegra est sans aucun doute un chef-d’œuvre, mais reste néanmoins un opéra pour les connaisseurs.
L’émouvant et morne « il lacerato spirito » de Fiesco
Fiesco sort du palais avec une expression sombre. Sa fille vient de mourir dans l’enceinte du palais. Il se reproche de ne pas avoir su la protéger et maudit son séducteur Boccanegra.
Cet air sombre et émouvant de Fiesco est accompagné d’interjections de miserere d’un chœur d’hommes et de lamentations du chœur de femmes. L’accompagnement orchestral est sobre en orchestration, créant un effet émouvant. L’aria du noble et fier Fiesco le montre dans son état le plus vulnérable. Un désespoir douloureux, des exclamations blasphématoires en forte et une prière à sa fille exigent que la basse montre avec sa voix une large gamme d’émotions et par conséquent une large gamme de couleurs. Le morceau ne doit jamais dégénérer en une démonstration superficielle de la puissance vocale.
Après que l’aria se soit évanouie, la place se remplit de monde, ce que Verdi a intelligemment utilisé pour terminer l’aria par un long épilogue, intensifiant dramatiquement la désolation du moment.
Nous entendons cette scène dans la production télévisée de la mise en scène Abbado/Strehler à la Scala.
A te l’estremo … Il lacerato spirito – Ghiaurov
La grande entrée d’Amélie
Verdi a écrit une belle aria réfléchie accompagnée d’un chant à la flûte pour la première apparition d’Amelia.
Mirella Freni, l’Amelia de l’enregistrement Abbado, a brillé dans ce rôle. Son soprano lumineux et sensuel, qui se déverse comme » une pluie d’or sur le public « , convient parfaitement à ce rôle qui, contrairement à de nombreuses autres héroïnes de Verdi, ne se situe pas dans le domaine du spinto dramatique, mais exige un soprano lyrique.
Come in quest’ora bruna – Freni
La grande scène de la salle du conseil
Dans la salle du conseil de Gênes. Le conseil discute de la politique à mener envers son rival de Venise. Simon propose une ligue avec les Vénitiens, il ne veut pas d’une lutte fratricide. Mais Paolo et les plébéiens veulent la guerre. Le Doge adresse aux partis rivaux un grand discours pour préserver l’unité.
Verdi a voulu développer cette scène lors de la révision de 1881 et a inséré à ce moment un « pezzo concertato », un ensemble de chœurs et de solistes. Il le dirige à travers le grand monologue « Plebe ! Patrizi ! Popolo ! » de Boccanegra.
Plebe ! Patrizi ! Popolo – Cappuccilli
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