Idomeneo_Mozart_3_immortal_pieces_of_opera_music_Hits_Best_of

Mozart a estimé qu’Idomeneo était sa plus grande œuvre dans le genre de l’opéra. Inspiré par les œuvres de Gluck, qu’il avait vues lors de ses journées parisiennes, il a écrit peut-être le meilleur opéra baroque de l’histoire.


 
 
 

 
 
 
 

Le cœur brisé d’Ilia

Cette aria de lamentation d’Ilia commence par des motifs de soupirs. Bien qu’écrite dans une tonalité mineure, la première partie de l’aria est délicatement douce, mise en valeur par une colorature délicate. L’aria est en deux parties, la seconde étant une répétition un peu plus dramatique de la première. Une cadence avec un beau trille conclut cette pièce.

Nous entendons Lucia Popp dans cette scène, qui est l’une des meilleures (la meilleure ?) Ilia sur disque. La première partie est magnifiquement poignante.

Padre, germani, addio – Popp

 
 
 
 
 
 

Le célèbre “Fuor del mar”

Cette aria d’Idoménée est une nouveauté de Mozart. Il est vrai que cette aria, pleine de coloratures, est composée dans une forme classique baroque da capo (ABA’). Mais une aria aussi héroïque et passionnée n’avait jamais été entendue de la part de ténors auparavant. Le ténor doit maîtriser de longues chaînes de colorature. Mozart a composé l’aria dans la gorge d’Anton Raaff, le premier Idomeneo, qui était célèbre pour ses talents de coloratura.

Mozart a écrit une deuxième version pour la représentation viennoise, qui comprenait moins de coloratures (et qui a été choisie, par exemple, par Pavarotti et Domingo).

Juan Diego Florez a surpris en 2018 avec son récital Mozart. Sa voix s’est assombrie et approfondie au fil des années. Sa colorature est formidable (comme prévu) et la voix a le punch nécessaire. Un enregistrement émouvant !

Fuor del mar ho un mar nel seno – Florez

 
 
 
 
 
 

Le Quatuor “Andrò ramingo e solo”

Ce quatuor est l’une des œuvres les plus élevées de Mozart. Les émotions contradictoires des quatre personnages ont été réunies dans ce quatuor de manière virtuose. Mozart lui-même considérait ce passage comme le plus grand passage de cet opéra.

Lorsque Mozart a présenté Konstanze à son père à Salzbourg et qu’ils ont fait de la musique ensemble, ils ont chanté ce quatuor et on dit que Mozart a fondu en larmes d’émotion à ce moment-là et a quitté la pièce.

Andrò ramingo e solo – Johnson / von Otter / McNair / Martinpelto

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