3 pièces immortelles de RINALDO de Haendel – les meilleures interprétations sur YouTube
Rinaldo est l’opéra de Haendel qui compte le plus de tubes et un feu d’artifice d’arias et d’effets scéniques magnifiques. Il est inconcevable que cet opéra soit resté en sommeil pendant 200 ans.
La célèbre aria « Cara sposa »
Haendel disait de cette aria qu’elle était peut-être la plus belle qu’il ait écrite. C’est l’un de ses grands airs pour castrats, écrit pour ces virtuoses du chant au souffle long.
Après une introduction chromatique par les cordes, la voix commence par une grande « messa di voce » (« montée et descente du volume vocal pendant le ton soutenu, idéalement de pianissimo à fortissimo », Wikipedia). Cela permet aux castrats de mettre en valeur leurs impressionnants volumes de luth. Le notgen qui suit doit être chanté avec le plus grand legato et des changements de tonalité guidés chromatiquement pour créer la désolation du moment.
Il est suivi par le passage du lamento avec la répétition du « dove sei ». Les lamenti de Haendel sont parmi ses plus grandes spécialités. Parmi les éléments stylistiques de ces lamenti, on trouve ces motifs de soupirs. De plus, les séquences de tons chromatiques, les notes mourantes et les pauses résignées créent l’ambiance résignée.
Nous entendons l’aria pour la première fois dans l’interprétation de David Daniels, le célèbre contre-ténor américain. Il a chanté Rinaldo dans l’enregistrement sensationnel de Hogwood, avec Cecilia Bartoli dans le rôle principal. Sa voix touche avec naturel et opulence.
Cara sposa – Daniels
La belle atmosphère de mer sereine
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Nous entendons une aria enchanteresse à l’ambiance maritime élégiaque chantée par Eustazio. Le rôle d’Eustazio a été abandonné dans la version de 1731 et cette aria a été transmise à Goffredo.
Siam prossimi al porto – Dumaux
Un autre temps fort : « Lascia ch’io pianga »
Lascia ch’io pianga est l’une des plus célèbres arias de George Frideric Haendel. Il l’a composé déjà en 1705 et l’a transformé en un air de lamentation pour Rinaldo. Haendel a réussi à écrire une aria qui touche par sa simplicité. Il a écrit l’aria sous la forme d’une sarabande, une mesure triple avec un étirement du temps de la deuxième mesure. La combinaison avec le chromatisme typique de la séquence de notes et les ¼ de repos efficaces aboutissent au célèbre motif de soupir du Lamento de Haendel. Nous entendons cet effet dès le début.
L’aria a été enregistrée par d’innombrables chanteurs ; nous entendons une interprétation de la soprano américaine Marilyn Horne. Elle se passe d’ornementation dans la première partie, ce qui souligne la simplicité de la pièce. Le vibrato est très expressif et sa stupéfiante technique lui permet de magnifiques trilles dans la section centrale.
Lascia ch’io pianga – Horne
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